( Sans Titre )

Cravachée de lumière
Cravachée de lumière
La mer houle à la mort
Ses clameurs solitaires
Sur les bouées du port

Un enfant joue dehors
Le coeur dans les filets
A défier le sort
En jetant des galets
En jetant des galets

Bientôt il sera l'heure
Il quittera l'enfance
Tout en narguant sa peur
Il tentera sa chance

Plus loin que l'horizon
Là où l'ombre s'efface
Il doit couper les ponts
Pour retrouver les traces
Pour retrouver sa trace

Il sait que l'aube est infidèle
Et son destin comme cette houle
Qui ne déploie jamais ses ailes

Il sait que rien n'est plus cruel
Que le silence que la mer roule
Comme une caresse ou un appel
Il sait

Alors il partira
Comme est parti ce frère
Dont il parlait tout bas
Le soir dans ses prières

Personne ici ne pleure
L'absence d'un bateau
Chacun a sa douleur
Qu'il garde bien au chaud
Qu'il garde bien au chaud

Il sait que l'aube est infidèle
Et son destin comme cette houle
Qui ne déploie jamais ses ailes

Il sait que rien n'est plus cruel
Que le silence que la mer roule
Comme une caresse ou un appel
Il sait

Le cortège est passé
Il ne l'a pas suivi
Il ne va plus prier
Il sait qu'il a grandi

Alors les dents serrées
Il jette ses galets
A la gueule des noyés
Pour voir la mer pleurer
Pour voir la mer pleurer

Il jette ses galets
A la gueule des noyés
Pour voir la mer pleurer
Pour voir la mer pleurer.


Calogero - A la gueule des noyés
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# Posté le lundi 11 mai 2009 13:19

Détacher.

Détacher.
Ne sais plus où j' en suis, où aller. Je fais quoi ? Je fais quoi ?.

Et tu va faire quoi mainteant, tu peux me dire ?

Je n' en sais rien, de ce que je vais faire. Je n' en sais absolument Rien...

Je déteste.
Je hais par dessus tout.
Kill me twice.
J' évite. Je fuis.
Je balance. Je noie.
Simplement la Vie. La mienne.
Je déteste par dessus tout.
Je me noie.

Les subites montées de larmes n'importe quand. Qu'il faut retenir, pour ne pas montrer aux Autres que non. Je ne vais pas aussi bien que ce que je dit.

Le froid. Le vent.
Fatigué.


Et l' avenir qui fout le camp.

Je les décois, encore une fois, comme toujours. Je ne sais faire que ça.

" On va rester malheureux toute notre vie parce que Maxime a décidé de rien faire, d' attendre, de rester comme ça et de rien faire "

" On va devenir fous papa et moi
"

Je crois que oui, je vais demander à. Avoir la force et le courage de. Parce que.

Y retourner... ?

Non.
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# Posté le mercredi 11 février 2009 12:30
Modifié le lundi 20 avril 2009 05:14

- Le Départ -

 - Le Départ -
"Tu sais que je n'en peux plus, la neige m'éblouit les oreilles, le bruit me cache la vue, tout ce blanc à n'en plus finir, cet infini de rien et de tout, cette douceur funéraire, cette fraîcheur délicieuse. Tu sais, tu es la seule. Les étoiles s'effondrent en devenant des flocons, elles subissent la transformation du monde en noir et blanc, tout s'efface peu à peu, cette vie n'a plus de titre, ce livre n'a plus de visage, le ciel gomme le sol et le sol quitte la terre. Point de brutalité, cet endroit sera-t' il toujours aussi doux ? Une forêt d'arbres morts fait son apparition. Vous autres, pourquoi êtes-vous devenus de simples nuages, si blancs, qu'on vous confondrait avec tout le reste ? Le muet mimait le mime muet. Les orgues retournent dormir dans la roche scandinave, les glaciers gémissent. La Terre tremble, ce son est insoutenable mais je vous soutiens qu'il est inaudible, je vous soutiens. Vous n'avez plus besoin de moi. Vous n'en avez jamais eu besoin ? Maintenant laissez-moi. Apaisement. Je fonds en flammes. Ca y est. Un nouveau monde. Un rêve artificiel. Je me fous du choix. Laissez-moi m'élever durant ces 7 minutes et 33 secondes. Le vide me ressent, il sait que j'ai besoin de lui, pas comme vous. Tu sais, j'ai failli. J'ai failli être là. Petite mort, calme plat. L'appel des montagnes, l'appel de la rivière de glace. Tu as dit non, tu as dit non, ne pars pas. Je ne t'entends pas, tu sais. Parle. Ne gémis pas. Le temps, tu sais, l'emporte sur tout, la couleur n'est qu'un rêve, et ce rêve est un cauchemar. Tu veux, tu veux toujours plus, tu sais, non, tu ne sais pas, tu ne sais pas écouter. Tu veux, tu sais. Pourquoi se coucher si tôt ? Le Soleil ne se repose jamais. J'arrive, je t'aime. "

Valkeakoski - Vinc2

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# Posté le dimanche 18 janvier 2009 04:24
Modifié le samedi 14 février 2009 08:44

J' ai pas les mots.

J' ai pas les mots.
Je suis fatigué. Le sommeil ne fait qu'alléger le poids des paupières mais le reste du corps et de l'esprit n'en peut plus
Je me laisse absorber par tous ces gens croiser dans la rue. Par ces vies qui se retrouvent à un instant précis au même endroit. Absorber par tous ces visages dans le tram. Ces histoires que l'on ne connaîtra jamais. Il n'y a pas de vide, ni même de plein.
J' aimerais oublier.
Trois jours à oublier.
Les fuites désesperées passés sous silence.
Ses côtes cassées.


Et son envol. Ca fait mal, même si je m' y étais preparé, ça fait mal.


Silence.
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# Posté le lundi 05 janvier 2009 11:14
Modifié le vendredi 09 janvier 2009 15:23

Là.

Tomber, s'effondrer, ne pas se relever, stagner, couler. Ne plus avoir envie de rien. Se sentir à nouveau sombrer... mais ne rien faire pour contrer.
Un peu plus de gris
Il fait froid. Je ne me sens rien. A force de fuir, je me suis perdu. A l' intérieur.

Puisqu'ici tout s'évanouit
Nos rires dans la mélancolie
Tout prend le large ...
Beauté ne gardons que l'instant
Avant que les mauvais printemps
Ne sonnent la charge ..
Là où tu échoueras bientôt
Là où on s'est échoué trop
Où il fait froid.
Tu verras bien des éclaircies
Tu les prendras pour l'infini

On meurt de toi. Saez





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# Posté le dimanche 30 novembre 2008 16:01